J’en parle partout, mais qui sait vraiment ce que c’est ?
Au-delà d’être ma méthode principale en cabinet, c’est une méthode qui a le vent en poupe en ce moment. Nombreux sont ceux qui vont chez un kinésiologue et qui s’étonnent de ce thérapeute qui marmonne des choses en appuyant doucement sur le bras, et plus encore de leur bras qui semble bouger tout seul.
J’admets, ça sonne comme de la magie. Et en cabinet, ça y ressemble un peu. Moi, en tout cas, je m’émerveille à chaque fois comme devant de la magie.
On peut cependant poser des mots bien concrets sur ce phénomène et l’expliquer de manière physique, et c’est ce que vous allez découvrir ci-dessous.
Un petit mot sur la kinésiologie en elle-même avant tout…
Cette méthode est née dans les années 60 aux États-Unis comme une fusion de multiples techniques thérapeutiques : d’abord une forme de chiropraxie, à laquelle se sont ajoutées des techniques énergétiques, la Médecine Traditionnelle Chinoise, et d’autres encore. La méthode continue d’évoluer et de s’étoffer avec ses nombreuses techniques qui s’articulent toutes autour d’un élément-clé : le test du tonus musculaire.
Chacun de nos muscles a le potentiel de se contracter et de se détendre. Il a une réponse binaire : sollicité, non sollicité. Il peut se contracter relativement fort ou non ; lorsqu’il n’est pas ou alors très peu sollicité, il garde tout de même un minimum d’énergie au repos. C’est là la différence fondamentale entre la force et le tonus.
Concrètement, la force nous permet de soulever une chaise, le tonus nous permet de soulever un crayon.
Mais alors, quel est le rapport avec le bien-être ?
Le thérapeute est en fait formé pour pouvoir lire le tonus musculaire et l’appliquer à vous et à votre séance. Il compare les stimulus qu’il applique (une phrase, le toucher d’un point d’acupressure…) et le tonus qu’il ressent dans votre muscle. C’est très subtil, c’est pourquoi la kinésiologie est aussi douce.
Voici des exemples concrets issus d’une séance lambda, où le bras est « en l’air » pour pouvoir en tester un muscle :
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Le client déteste les épinards. Le thérapeute demande au client de penser aux épinards.
La pensée de quelque chose qu’on n’aime pas –> baisse de tonus (car ça nous répulse) –> le muscle ne tient pas lors du test et le bras descend
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Le client adore le chocolat. Le thérapeute demande au client de penser au chocolat.
La pensée de quelque chose qu’on aime –> augmentation du tonus (car ça nous donne envie d’y aller) –> le muscle tient lors du test et le bras reste en l’air
C’est donc sur cette base que tout le reste va découler, que le thérapeute, grâce à des protocoles précis, va trouver les équilibrations appropriées et les bonnes questions à vous poser.
C’est donc ça, la kinésiologie : solliciter le tonus musculaire pour lire la mémoire cellulaire et apporter une aide grâce à de nombreuses techniques très différentes, le tout avec déontologie et professionnalisme.
Rendez-vous dans le prochain article où nous aborderons un sujet passionnant et, littéralement, vieux comme le monde : les médecines premières.
